jeudi 28 février 2013

La tornade





Tout est gris, silencieux et fragile
Comme mon monde aride et stérile
Silence rude qui précède la tempête
Amertume satin versée sur ma moquette


Tout tourne en moi et dans ma tète
La tornade ; l’inéquation parfaite
Les vents du nord, les intempéries
Venaient se refugier ce soir dans mon lit


Mes draps velours volent dans le ciel
Et mes bougies coulent en cire de miel
Le grand déluge frappe fort à ma porte
Et l étoile au creux de ma main est morte



dimanche 24 février 2013

VIERGE





Vierge comme ma page blanche comme l’eau si pure et transparente

Vierge comme ces terres qui s’étendent à l’horizon si bleu et infini

Vierge pas de corps peut être, mais de cœur, d’âme et de doigts

Vierge dans les plus infinis détails et recoins de mon âme si bleue

Vierge malgré moi, malgré mon émoi qui déchire ma chaire et ma voix

Je suis toujours vierge, et mon âme fuit ce corps fougueux

Je suis toujours vierge, et mon cœur ne supporte plus cette loi





mercredi 21 novembre 2012

Mourir dans tes bras





Je regarde tes yeux jusqu’au dernier moment
Je me noie dans leur noir et je m accroches au fond
Mes rides me rappellent nos années passées
Et dans mes souvenirs je replonge et je le sais
Ta main me couve et me réchauffe déjà
Un cœur glacé malade, agonisant et froid
Tout ce que j espère de mes dernières heures
Est de me reposer, de mourir dans tes bras
Aux reflets de nos printemps passés
Ma vie défile à milles couleurs cachées
Et ton innocence de petit ange et poussin
Qui adorait a mourir son petit poisson câlin
De moi tu prenais bien soin
Tu séchais mas larmes si bien
Tout ce que j espère de mes dernières nuits
Est de ne jamais tomber dans tes oublis
Sur mon corps même a cet âge avancé
Je garde toujours ton odeur et ton haleine essoufflé
Que je ramènerai bien avec moi si loin
Dans les cieux que tu n atteindra pas moins
Loin si loin je serais mieux qu’ici demain
Je veillerai comme ton étoile qui prend soin
Tout ce que j espère un beau lendemain
Que même te laisser seul tu me reviendras
Mon dernier souhait est de mourir dans tes bras
Et plus rien espérer de ce monde tout bas
Je t aime même de l au delà
Sois certain du fond de mon âme et de mon emoi …

mardi 6 novembre 2012

insomnia





A deux heures du matin je ne dors encore pas, le cœur lourd et mon cœur au fond du creux de ma main;
 je plaide innocente … de touts mes malheurs je demeure contrariée et déchirée

Mes pieds me font mal et mon corps n arrive plus à me supporter !
Je cogite dans mon coin et je me fais si mal !

J ai besoin de marcher sur l eau de caresser les étoiles filantes, de dormir les yeux ouverts !

J ai besoin de sentir l air frais caresser mes joues si lisses.

J ai besoin de me sentir femme dans ce monde de cruels et de malsains ; j ai besoin de me sentir en
paix !

Quel prix à cela faut-il payer !

De soi, de sa chaire ou de son cœur !

Je guette mon âme si fragile ; je me surpasse ; je me faufile entre les barreaux que j avais dressé
autour de moi !

Je me sens si mal, et pourtant je survis !

A l honneur de ce cœur qui bat la chamade ; à ce corps que j ai su dresser au fil des temps à cette
angoisse qui demeure en moi !

Je suis toujours la !

mardi 11 septembre 2012

Le portail de mon âme






Devant ta porte je reste figée…
Clouée je peux plus avancer…
Tout s’arrête et meurt sur ton pavé…
Dans l’air je respire tes reflets voilés…

Tes cils s’accordent au rythme de mon cœur…
Et tes couleurs miroitent en moi milles fleurs…
Ta beauté jaillit au milieu de toute cette laideur…
Une larme qui brille au creux de ta splendeur…

Derrière les barreaux que j avais dressé…
Je reste muette je ne parle presque jamais…
Je te contemple si triste et attristée…
Délibérément ; j avais perdu les clés…

Le vert de ton fond de lilas blanc…
Me noie dans tes horizons sans fin…
Me déshabillant par un seul regard…
Je me perds dans ton rythme et ton accord…

On se croise à chaque fois dans mon miroir…
Je te regarde, tu jaillis même dans le noir…
 Mes barreaux enfouis dans mon entonnoir…
Ton vert m entoure, je me perds chaque soir…


lundi 10 septembre 2012

Le pont




De tous les chemins que j avais empreinté un jour dans ma vie, j’ai toujours évité de passer par un pont…  L’idée en elle-même me faisait peur… de l inconnu … de l’autre rive … du passage en lui-même…
Passer à quoi ! Pourquoi ! Est-ce vraiment un choix … !

Pont, passage, partir, purgatoire ; touts ces mots riment le même sens, sentent la même odeur et ont la même couleur…
Est-ce que le passage par un pont à un moment de notre vie est une fatalité, un choix ou l’ultime solution… !
Le pont évoque le changement… achever quelque chose et entamer une autre… la maturité…
Passage d’un âge à un autre… ou changer de terre … de repère… et de point d’ancrage… !
Le pourquoi !
Bien que le pont relie deux espaces différents, il reste en lui-même un changement du qui et du comment… !

Que ce soit un choix personnel, un destin inévitable ou l’ultime recours, le pont ou le passage sur le pont se conjugue à l’infini, à une réhabilitation de soi-même, de ses capacités et ses limites… !
Passer à quoi ?

Reste toujours à cette question milles hypothèses et scénarios…  En passant le pont, on sera jamais certain s’il fait beau sur l’autre rive…  Si quelqu’un   nous attend… si on saura se faire de nouveaux points de repère… !
A chacun son moment propice, à chacun ses priorités mais apparemment passer par un pont à un moment donné dans la vie est un MUST… 

A chacun son expérience et son PONT…

A moi, le mien aussi… !